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Suzuki : Dossier Salon de l'Auto 2019

Suzuki : Dossier Salon de l'Auto 2019

Vous trouverez ci-dessous l'introduction sur le Salon de l'Auto 2019 + un article et une photo de chaque modèle !

 

Salon de Bruxelles 2019

 

A l'aube de l'électrification

 

Comme toutes les années impaires, c'est pour un "petit" Salon de Bruxelles que nous avons le plaisir de vous accueillir sur notre stand. Un stand qui revêt à nouveau les couleurs tokyoïtes très apprécié du public l'an dernier. Comme de coutume, ce dossier sera l'occasion de passer en revue l'année de 2018, et de jeter un œil sur 2019.

 

Objectifs dépassés

 

Commençons donc par le commencement: 2018 a été une bonne année pour Suzuki, et si c'est une phrase que nous écrivons chaque année, pardonnez-nous de ne pas nous en lasser. SUV, downsizing, dédieselisation, regain d'intérêt pour les petites voitures de caractère, notre marque a bien profité des tendances du marché, au bénéfice de notre gamme tout entière.

Selon les derniers chiffres disponibles au moment de rédiger ce dossier, les ventes de Suzuki ont en effet augmenté de 4,6 % par rapport à la même période de 2017, et pas un de nos modèles n'a été oublié. Peut-être avions-nous été trop modestes au moment d'établir nos objectifs pour 2018, mais le fait est que de la Celerio à la Vitara, toutes nos voitures ont affiché des performances commerciales supérieures à nos attentes. Et parmi les tendances citées plus haut, celle qui a pesé le plus dans ces performances est celle de la perte de vitesse du diesel.

Durant l'année 2018, nous avons mené une action de reprises d'anciennes voitures diesel à des conditions très favorables. Cette action a été un grand succès et a, comme nous le disions, rejailli sur l'intégralité de notre gamme.

 

Cette année, nous avons aussi lancé un véhicule profitant de trois de ces tendances. 2018 fut l'année de la mise à jour de notre Vitara qui, par définition, profite de la tendance SUV. A l'occasion de cette mise à jour, nous avons fait le grand saut en retirant complètement le diesel du catalogue, et voilà pour la tendance de la dédieselisation. Exit aussi le dernier moteur essence atmosphérique, le 1.6 a tiré sa révérence pour céder sa place à notre excellent moteur (c'est vous qui le dite, alors nous le répétons) 3 cylindres turbo 1.0 BoosterJet, et ceci s'inscrit dans la tendance downsizing.

 

Notez au passage que le moteur 1.6 DDiS n'a pas seulement disparu du catalogue Vitara, mais bien de toute la gamme Suzuki, puisqu'il n'est plus proposé non plus sous le capot du S-Cross, désormais uniquement disponible, comme les Vitara, avec nos moteurs essence BoosterJet 1.0 et 1.4. Suzuki est donc désormais une marque "diesel free".

 

Depuis quelques années, on observe un regain d'intérêt de la part du public pour les "voitures plaisir", pour les petites autos bourrées de caractère, et c'est dans ce contexte que nous avons lancé la toute nouvelle Swift Sport. Comme chaque génération, elle a été très bien accueillie par votre profession, qui a une fois de plus souligné ses qualités dynamiques et son très haut potentiel fun, malgré un niveau de puissance ne se laissant pas aller à la démesure. Le public vous a entendu, puisque les ventes de notre nouvelle boule de nerfs n'ont pas tardé à démarrer comme nous l'espérions. Et pour parler de la Swift en général, nous vous disions l'an dernier que sa carrière démarrait à petit rythme. Un an plus tard, le bouche à oreille semble avoir fait son petit effet, puisque les ventes de Swift ont connu une accélération assez sensible durant 2018.

 

Enfin, il serait facile de reparler de la tendance SUV concernant notre dernière nouveauté de l'année, mais nous avons la prétention de plutôt vouloir le classer parmi les authentiques 4x4. Nous parlons bien entendu du nouveau Suzuki Jimny, et nous sommes sûrs que vous serez d'accord avec notre approche. Pour tout dire, ce n'est pas tout de suite que nous pourrons vanter les performances commerciales du Jimny, puisque sa disponibilité en Europe sera volontairement limitée. Le Jimny ne pourra donc matériellement pas "exploser les quotas", mais il est néanmoins déjà assuré de rencontrer le succès et nous savons que chaque exemplaire proposé trouvera un acheteur. Nous terminerons par vous dire ceci: lors des essais du nouveau Jimny, et depuis que nous le proposons dans notre parc de presse, nous avons constaté un enthousiasme aussi débordant qu'unanime à son encontre, et nous ne pourrions en être plus heureux. Bref, nous tenons à vous remercier de l'accueil que vous avez réservé au Jimny, preuve qu'il existe encore une place sur le marché pour l'authenticité et la simplicité.

 

2019, l'année charnière

 

En 2019, nous nourrissons à nouveau l'ambition de croître. Et pour y arriver, nous comptons sur deux "angles d'attaque".

 

Le premier angle est une tradition bien connue de Suzuki: les conditions Salon. Cette année, nous reconduisons la formule de remises "Les meilleures conditions d'ici jusqu'à Tokyo" qui ont rencontré un succès certain en 2018, et nous espérons que ces conditions nous permettront une fois encore de bien démarrer l'année.

 

Au-delà de cela, notre croissance devra se fonder sur une autre tendance du marché, sur laquelle nous n'avions jusque-là que très modestement capitalisé: les transmissions alternatives. En effet, notre seule offre en la matière est pour le moment le moteur 1.2 DualJet SHVS, notre solution "mild hybrid" proposée sur les Swift et Ignis. En 2019, nous allons nous engager plus frontalement sur cette voie.

 

D'abord, nous pouvons vous annoncer dès aujourd'hui que Suzuki proposera une solution encore trop méconnue du grand public, mais dont les qualités écologiques et économiques ne sont plus à démontrer, à savoir le CNG. Dès le Salon 2019, les clients pourront passer commande d'une version CNG de notre moteur 1.4 BoosterJet, tant sur le S-Cross que sur le Vitara.

 

Enfin, et c'est pour un peu plus tard, nous vous confirmons que Suzuki proposera dans un avenir proche des mécaniques Full Hybrid et Plug-In Hybrid. Pour développer ces solutions, notre marque s'est associée à un autre constructeur japonais spécialiste du genre. Nous ne pouvons vous communiquer aucun calendrier officiel à l'heure actuelle, mais vous pouvez vous attendre à ce que ces solutions soient proposées avec les S-Cross et Vitara de prochaine génération. Si les véhicules ne sont pas prévus pour 2019, c'est bien cette année que les détails seront connus.

 

Voilà, vous savez tout. Comme nous le faisons chaque année, il nous reste à vous souhaiter une excellente année 2019, et une agréable visite du Salon de Bruxelles 2019.

 

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Suzuki Vitara

 

Coup de frais

 

Déjà arrivé à la moitié de son cycle de vie, notre Vitara est passé par la traditionnelle case mise à jour en août dernier. Si d'aventure vous étiez passé à côté de cette information, permettez-nous de vous résumer ici tout ce qui a changé, et ce n'est pas rien.

 

Nouveau look, dedans et dehors

 

Quand vous irez le découvrir sur notre stand, vous constaterez d'abord que grâce à des modifications plutôt subtiles, et peut-être même difficiles à identifier, le Vitara a sérieusement gagné en allure. Nouvelle calandre à fentes verticales, plus de chrome, nouveaux blocs optiques arrière à signature lumineuse LED, nouvelle protection de bas de pare-chocs arrière, nouvelles couleurs… Ce n'est pas grand-chose mais ne dit-on pas que les petits ruisseaux font les grandes rivières?

A l'intérieur aussi, le Vitara a été revalorisé. Là, cette impression passe par de nouveaux revêtements pour les sièges et le haut de la planche de bord, une déco de planche de bord texturée, un nouveau design des compteurs et de la pendulette, et un nouvel écran LCD couleur 4,2'' entre les compteurs. Comme nous le disions plus haut: petites touches, grands effets.

 

Plus sûr

 

En changeant de peau, le Vitara mis à jour a aussi adopté quelques aides à la conduite supplémentaires. Nous pouvons citer la surveillance d'angle mort, l'aide au maintien de voie à correction de cap active, la reconnaissance des panneaux de signalisation, la détection de trafic transversal arrière ou encore le cruise control adaptatif qui, si le Vitara est équipé d'une boîte auto et de la transmission intégrale AllGrip, dispose en plus de la fonction Stop&Go dans les embouteillages.

 

Dédieselisé

 

Petit évènement du côté mécanique, le Suzuki Vitara n'est désormais plus proposé en version diesel, ni en version essence atmosphérique. Le 1.4 BoosterJet qui était celui du Vitara S reste d'actualité, et il est maintenant accompagné de notre excellent bloc 3 cylindres essence turbo 1.0 BoosterJet 110 ch. Côté transmission tout est possible, puisque les deux moteurs sont proposés avec boîte manuelle (5 rapports avec 1.0 BoosterJet, 6 rapports avec 1.4 BoosterJet) ou automatique (6 rapports dans tous les cas), en deux ou quatre roues motrices, et n'importe quelle combinaison est envisageable.

Enfin, comme nous vous le disions dans notre chapitre d'introduction, Suzuki propose une version CNG du moteur 1.4 BoosterJet, une façon à la fois économique et écologique de remplacer le diesel.

 

En attendant, n'hésitez pas à nous contacter pour un essai du Vitara mis à jour. Parce qu'il n'y a pas de mal à se faire du bien…

 

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Suzuki Ignis

 

Y en a pas deux

 

Dans notre chapitre consacré à la Baleno, vous avez peut-être lu que nous la présentons comme étant à cheval sur deux segments. Voilà un "dilemme" auquel n'est pas confronté le Suzuki Ignis. Lui, il a créé son propre segment, dont il est encore aujourd'hui le seul représentant.

 

Ce segment, nous le définirons comme celui des Crossover A, associant l'encombrement d'une mini-citadine aux proportions générales et la posture haute d'un Crossover. Une recette que personne n'avait expérimenté avant Suzuki, recette qui, soit dit en passant, est l'un des fondements de la marque), et qui semble faire mouche auprès du public.

 

L'Ignis rencontre en effet un joli succès commercial depuis son lancement et à notre humble avis, ce n'est pas uniquement parce qu'il n'a aucun concurrent face à lui, ou parce qu'il a créé un segment porteur. Nous pensons en effet que même si un rival montre un jour le bout de sa calandre, l'Ignis aura toujours des arguments pour faire face.

 

D'abord, il a un look. Gentiment musclé, simple, souriant, affichant quelques effets de style rétro mais parfaitement dans son époque en même temps, le Suzuki Ignis peut revendiquer un vrai pouvoir de séduction. Admettons, séduction, comme on l'entend pour une belle carrosserie italienne toute en galbes, n'est peut-être pas le mot exact. Parlons plutôt de capital sympathie. L'Ignis est sympa, il donne l'impression de pouvoir accompagner son propriétaire dans toutes ses fantaisies, qu'elles soient esthétiques, grâce au diverses options de personnalisation, ou relatives à un certain style de vie.

 

Par exemple, l'Ignis peut vous suivre sur différents types de terrain. Si vous êtes strictement citadin, vous pourrez le choisir en version deux roues motrices. Si vous vivez dans une région où le routes sont plus souvent glissantes, ou simplement si vos loisirs vous emmènent parfois loin de l'asphalte, l'Ignis 4x4 est fait pour vous.

 

Et puisque nous en sommes à évoquer les choix, l'Ignis 4x4 permet aussi d'opter entre le moteur 4 cylindres essence 1.2, ou sa version Mild Hybrid SHVS.

 

Sympa, funky, fun à conduire, léger, agile, économique, personnalisable, tendance et sans concurrent… Pardonnez notre péché d'orgueil mais nous avons envie de dire que le Suzuki Ignis est l'une de nos plus belles réussites du moment. Et il semble bien que le public nous donne raison, car ce que nous annoncions ici il y a un an est toujours d'actualité: l'Ignis est déjà un pilier de notre gamme. CQF

 

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Suzuki S-Cross

 

Indéboulonnable

 

Maintenant que le Jimny est entré dans une nouvelle génération, le S-Cross a repris le titre de doyen de notre gamme. Lancé en 2013 et renouvelé en 2017, il est évidemment loin d'avoir atteint l'âge canonique qu'avait le précédent Jimny au moment de prendre sa retraite, mais c'est un fait: sa carrière est plus proche de la fin que du début. Et pourtant…

 

Pourtant, on ne peut pas dire que cette carrière présente des signes d'essoufflement. En 2018, les ventes du S-Cross ont fait preuve d'une belle régularité. Mieux, elles ont carrément dépassé nos prévisions, puisque comme le reste de notre gamme, notre Crossover compact a bien profité de notre campagne commerciale de dédieselisation.

 

Puisqu'on parle de diesel, nous vous informons si vous ne le savez pas déjà que depuis le printemps dernier, la motorisation diesel 1.6 DDiS n'est plus proposée au catalogue S-Cross. Ce moteur ayant aussi été abandonné par le Vitara à l'occasion de sa mise à jour de juillet 2018, on peut dire aujourd'hui que Suzuki est un constructeur "Diesel free". Nous tenons à souligner que nous n'avons pas fait ce choix pour des raisons prétendument philosophiques, ni à la suite d'une réaction émotionnelle. Vous et nous savons que la campagne de dénigrement visant aujourd'hui ce carburant est quelque peu exagérée. Ce choix a été pour nous purement rationnel. La part du diesel dans nos ventes n'a jamais été particulièrement significative, et tendait à diminuer depuis quelques années. Maintenir au catalogue un moteur de moins en moins populaire, que nous devions en plus acheter à un autre constructeur, n'avait donc plus beaucoup de sens, vous en conviendrez.

 

Le S-Cross poursuit donc sa carrière avec deux moteurs essence turbo aux qualités largement reconnues: le 3 cylindres 1.0 BoosterJet et le 4 cylindres 1.4 BoosterJet. Deux moteurs seulement, mais plein de possibilités pour le client.

Car Suzuki est en effet l'un des rares constructeurs à autoriser toutes les combinaisons de moteur et de transmission. Qu'il opte pour le 1.0 ou le 1.4, le client peut choisir entre une boîte manuelle (5 rapports avec le 1.0, 6 rapports avec le 1.4) ou une boîte automatique (6 rapports dans tous les cas), ou encore entre 2 ou 4 roues motrices. Et… chaque boîte peut être associée avec n'importe laquelle de ces transmissions. En clair, être obligé de signer pour tel moteur ou telle boîte si on désire un véhicule 4x4, pas de ça chez Suzuki.

 

Enfin, parce que nous comprenons que certains conducteurs recherchent une solution réellement économique, ou réellement écologique, ou les deux, nous avons récemment développé pour le moteur 1.4 BoosterJet une déclinaison CNG. Le réseau de distribution atteignant enfin un niveau relativement satisfaisant, ce carburant commence à séduire un public de plus en plus nombreux. A notre avis, nous proposons donc une façon très avantageuse de remplacer le diesel.

 

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Suzuki Swift

 

Tout vient à point à qui sait attendre

 

L'année dernière à la même époque, nous vous disions que la carrière de notre nouvelle Swift démarrait à petit rythme. Chez la plupart des constructeurs, un "démarrage à froid" comme celui-ci serait perçu comme un mauvais signe, et souvent à juste titre. Mais Suzuki n'est pas une marque comme les autres.

 

Vous savez par exemple que nous ne sommes pas adeptes du matraquage publicitaire tous azimuts, et que nous ne comptons donc pas exagérément sur ce canal pour développer la notoriété d'un nouveau produit. Notre marque est évidemment précédée par sa bonne réputation, mais notre meilleure arme de conquête, c'est le bouche à oreille. Par ailleurs, dans un contexte automobile où le SUV cannibalise tout, il n'est pas toujours facile pour tout ce qui n'est pas SUV de se faire une place. Mais malgré cela, nous avions pleine confiance en les qualités de la nouvelle Swift, et nous ne doutions pas qu'elle allait tôt ou tard prendre son essor.

 

Un an après ce premier constat, ce que nous avions prévu s'est produit. Les ventes de la nouvelle Suzuki Swift ont réellement décollé, au point de dépasser les objectifs que nous lui avions fixés pour 2018. C'est vrai, nous l'avons un peu aidée au moyen d'une campagne commerciale, comme nous le disions dans le chapitre d'introduction. Cette campagne de "dédiesélisation", pendant laquelle nous accordions des primes de reprises extrêmement concurrentielles pour les anciens véhicules diesel, a attiré les foules dans nos showrooms, et il n'en fallait pas plus pour que ceux qui l'ignoraient peut-être découvrent qu'il y avait une nouvelle Swift. Puis la bonne réputation de ses devancières a fait le reste.

 

4x4

 

Avec un peu de retard donc, la nouvelle Suzuki Swift a pris son envol, pour prolonger le succès jamais démenti des générations précédentes. Et le décollage de notre citadine s'accompagne d'un autre constat, qui a quelque chose de surprenant. Alors qu'une grande majorité des SUV sont aujourd'hui vendus en version deux roues motrices, une part assez significative (toutes proportions gardées bien sûr) des Swift que nous vendons le sont en version 4x4. La Swift 4x4 n'a pourtant aucun attribut du genre tant aimé aujourd'hui: ni fausses protections d'ailes, ni suspensions surélevées, rien de tout cela. Elle a la même allure que les autres. La Swift 4x4 prouve simplement que lorsque le client a besoin d'une transmission intégrale, par exemple parce qu'il habite là où le climat hivernal rend plus régulièrement les routes glissantes, il ne se sentira pas poussé vers le SUV, pour peu qu'on lui propose une alternative. Bien sûr, loin de nous l'idée de décrier un genre de véhicule dont nous sommes des spécialistes reconnus depuis nos origines. Nous voulons simplement souligner que non, le "tout au SUV" n'est pas inéluctable.

 

 

Swift Sport : la boîte à fun

 

Depuis notre rencontre annuelle de 2018, la nouvelle Swift Sport a démarré sa carrière et surtout, la presse a eu l'occasion de la prendre en main. Et ne nous voilons pas la face, parmi vos réactions, il y a à boire et à manger.

 

Il est clair que la Swift Sport a déjà un certain héritage, et que la comparaison est inévitable. Les deux premières générations avaient été saluées à l'unanimité pour les performances de leurs moteurs atmosphériques "à l'ancienne", pour leur tenue de route évidemment, et aussi pour leur caractère joueur. Or en 2018, en découvrant la troisième génération, les plus exigeants d'entre vous ont en effet regretté – un comble pour les non-initiés – la… trop grande stabilité de la nouvelle Swift Sport. De fait, les pilotes aguerris ne peuvent plus aussi facilement envoyer le train arrière de la voiture en glissade, comme c'était le cas dans le passé. Et ça, ils n'ont pas manqué de le souligner.

 

Nous pourrions nous en offusquer, ou nous en inquiéter. Mais il n'en est rien. Car finalement, nous prenons comme un compliment le fait que des journalistes très pointus reprochent à notre petite sportive de trop bien tenir le pavé. Notamment parce que telle est l'évolution du marché. A ces mêmes journalistes, nous posons la question: combien de petites sportives présentent aujourd'hui encore ce train arrière joueur que vous aimez tant? Très peu. Combien dans la catégorie de prix et de puissance de la Swift Sport? Aucune. La voiture est donc dans la norme de sa catégorie. En tout cas, dans ce domaine très précis. Car nous n'hésitons pas à dire que pour le reste, la Swift Sport surclasse ses rivales.

 

En dehors de ce train arrière rivé au sol pour la sécurité de tous, on est en effet bien en peine de trouver d'autres défauts à la Suzuki Swift Sport. Et là, pardon pour l'aspect répétitif de la chose, mais nous allons une fois encore énumérer nos qualités. Il y a la légèreté de la voiture, légèreté qui permet d'obtenir de sacrées performances – le 0 à 100 km/h en 7,6 secondes par exemple - avec un "simple" moteur 1.4 turbo de 140 ch, par définition moins coûteux en taxes et en assurances. Il y a le moteur lui-même, d'une générosité maintes fois souligné par votre profession, et doté un plus d'un appétit d'oiseau. Et plus prosaïquement, il y a les qualités partagées par toutes les Swift, de l'habitabilité permettant de profiter du fun à cinq adultes, au rapport qualité prix, en passant par un système multimédia qui se place parmi les références du marché automobile. Là encore, ce n'est pas nous qui le disons en plastronnant. Nous ne faisons que reprendre vos mots.

 

Bref, si nous devions à nouveau vous présenter la nouvelle Suzuki Swift Sport, nous dirions qu'elle n'est pas tant conçue pour dominer d'autres citadines sportives, qui jouent la surenchère de la puissance et le font souvent payer au prix fort, mais plutôt pour offrir un maximum de fun égoïste à des conducteurs et conductrices enthousiastes, qui auront la satisfaction de vraiment en avoir pour leur argent. Sachant cela, nous vous mettons au défi de trouver de vraies rivales sur le marché, avec ou sans popotin danseur.

 

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Suzuki Jimny

 

Héritier d'une longue lignée

 

Si 2018 aura été une année très importante pour Suzuki, ce n'est pas uniquement en raison des bons résultats commerciaux de la marque. C'est aussi – nous avons envie de dire "surtout" – sur le plan émotionnel que tout le personnel de l'entreprise retiendra cette année. Car elle fut marquée par le lancement de la nouvelle génération d'un véhicule très cher à notre cœur: le Jimny.

 

Le lancement du Jimny, c'est un peu comme le passage d'une comète: ça n'arrive pas tous les jours. La dernière fois que cela s'était produit, c'était il y a 20 ans. Et avant cela… Non, plutôt que de vous citer les dates de lancement des Jimny, permettez-nous plutôt de vous raconter son histoire par le détail. A notre avis, celui qui s'est fait une place au Panthéon des légendes du 4x4 le mérite bien, vous serez certainement d'accord.

 

Hope

 

Il y a bien longtemps, un cliché très répandu dans le monde occidental disait que l'industrie automobile japonaise se contentait de copier ce que faisaient les Américains et les Européens. C'était faux. Ou c'était peut-être un peu vrai, mais nous dirions plutôt que les Japonais ne copiaient pas: ils miniaturisaient. Très tôt en effet, les constructeurs japonais se sont posés en spécialistes des mini-voitures, et Suzuki ne faisait pas exception.

Durant les années 40, apparaît un nouveau type de véhicule, plutôt rudimentaire et capable de s'aventurer en terrain très inhospitalier. Cette invention est américaine, elle se nomme Jeep. Sans nul doute, ces copieurs de Japonais n'allaient pas tarder à "inventer" une mini-Jeep. Et pourtant non. Pendant plus de 20 ans, aucun constructeur nippon ne s'intéressa à la formule.

A la fin des années 60, un constructeur y pense enfin: Hope Motor Company. En 1967 est présenté la HopeStar ON360, un véhicule très rustique, équipé de deux places, dépourvu de portières et animé par un petit moteur 359 cc deux-temps refroidi par air et, surtout, d'une transmission 4x4 très robuste. Vous l'avez donc compris, Suzuki n'a pas inventé le concept, mais perçoit immédiatement son potentiel et s'attelle à en acquérir les droits. En 1968, après n'avoir réussi qu'à écouler une quinzaine de véhicules, Hope accepte de céder ces droits à Suzuki, qui va transformer l'échec de son concurrent en belle histoire.

 

LJ10

 

Suzuki ne modifie que deux aspects du concept: la carrosserie, et le moteur de 21 ch, remplacé par un bloc "maison", dont toutes les caractéristiques étaient identiques mais développant la bagatelle de 25 ch. Ca prête à sourire, mais c'est d'un seul coup 20% de puissance en plus. Autre astuce, la roue de secours est placée derrière le siège conducteur plutôt qu'à l'arrière du véhicule. La longueur reste donc inférieure à 3 mètres, et le moteur cubant moins de 360 cc, le Suzuki LJ10, lancé en 1970 – après la Jeep, après le Land Rover, mais avant le Mercedes Classe G – se qualifie donc dans la catégorie des Kei Cars, avec les avantages fiscaux que cela représente. Grâce à cela, et parce que c'est la toute première Kei Car tout-terrain, le succès est immédiat. Le nom officiel du véhicule est donc LJ10, et même nous, nous ignorons exactement d'où est sorti le nom Jimny. Mais le fait est qu'il est apparu en même temps que le LJ10, et la légende était née.

 

A la conquête du monde

 

En 1972 arrive le LJ20, versions "upgradée" du LJ10, avec un moteur plus puissant, une possibilité de monter la roue de secours à l'arrière donc de disposer de deux places supplémentaires. C'est aussi le LJ20 qui sera pour la première fois décliné en conduite à gauche, et sera donc envoyé sur les marchés hors Japon.

Au fil des ans, le Jimny poursuit son évolution. Il devient SJ10 puis SJ20, ou LJ50 et LJ80 sur certains marchés. Il reçoit un moteur 3, puis 4 cylindres, passe du refroidissement à air au refroidissement liquide, passe de 2 à 4 temps, il atteint peu à peu les 800 cm³. Et surtout, il conquiert de plus en plus de marchés, où il fait connaître le nom de Suzuki. Vous comprenez maintenant pourquoi notre marque, qui a pourtant commencé par de minuscules voitures, est associée au 4x4 partout dans le monde au 4x4.

 

Samouraï

 

La seconde génération est lancée en 1981. Son nom de code est SJ30, son nom japonais est Jimny mais il portera des noms différents un peu partout dans le monde. Sierra, Potohar (Pakistan), Caribian (Thaïlande), (Indonésie), Holden Drover (Australie), Maruti Gypsy (Inde)… Chez nous, il porte un nom qui deviendra l'un les plus populaires que le marché européen ait connu: Suzuki Samouraï. Plus grand, plus robuste, plus civilisé, il est l'un des premiers 4x4 à attirer une clientèle assez jeune, et pas forcément portée sur la conduite tout-terrain. Le Samouraï devra cependant composer avec certains obstacles, notamment des droits de douane européens assez handicapants. La solution viendra d'Espagne, ou le constructeur Santana assemblera des Samouraï sous licence.

Le fait est que le Samouraï est le premier grand succès populaire de Suzuki en Europe, et c'est lui qui ouvrira la voie à nos voitures traditionnelles, comme la Swift et l'Alto.

 

Jimny

 

La troisième génération est lancée en 1998, et c'est avec elle que le public européen découvre vraiment (enfin!) le nom Jimny. Celui-ci rompt avec son prédécesseur en offrant un intérieur vraiment plus cossu (on se comprend) et des finitions soignées. Ses formes sont aussi plus modernes, plus douces, mais sont toujours le reflet d'une qualité dont le Jimny ne s'est jamais défait au fil des générations: des capacités de franchissement n'ayant rien à envier à celles de plus grand que lui.

Avec le recul, il semble bien que cette génération du Jimny avait trouvé le dosage idéal entre robustesse, authenticité et confort. Qu'est-ce qui nous permet de tirer cette conclusion? Sa longévité. Vous le savez, le Jimny 3 a été produit durant 20 ans, la plus longue carrière d'un Jimny, aussi l'une des plus longues de l'automobile moderne. Et nous avions le plaisir de vous le répéter chaque année dans ce dossier: sans la moindre publicité, nous vendions encore, rien qu'en Belgique, un millier de Jimny par an. A l'échelle européenne, il n'est repassé sous la barre des 20.000 unités par an qu'en 2018 et depuis, il oscillait entre 10.000 et 15.000 ventes annuelles. Le Jimny, c'est notre petit miracle automobile.

 

Bienvenu, petit

 

Aujourd'hui, nous accueillons la quatrième génération du Jimny, et nous n'allons pas nous lancer dans les superlatifs. En dépit de ses aspects modernes, comme son équipement de sécurité ou un système multimédia digne de ce nom, il est toujours rustique, toujours plutôt lent selon les standards actuels, toujours pas doté d'un comportement routier de SUV, toujours pas spacieux. Mais il est toujours authentique, toujours excellent franchisseur, toujours doté d'une bouille à faire fondre les plus grincheux, et l'enthousiasme qui est le vôtre à chaque fois que nous vous en confions les clés nous fait chaud au cœur. Et c'est sans parler de l'enthousiasme du public, qui s'est rué en concession pour acheter en un temps record l'intégralité des véhicules qui nous étaient alloués pour 2018. Car comme vous le savez, pour des raisons de quotas de CO2 et de production limitée, la disponibilité en Europe sera volontairement limitée. Nous le regrettons, le public le regrette encore plus. Tout cela prouve qu'avec le Jimny, ce n'est pas juste un véhicule tout-terrain que nous avons au catalogue. C'est une icône.

 

Longue vie à toi, petit Jimny.

 

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Suzuki Baleno

 

La Swift des familles?

 

La Suzuki Baleno semble être relativement inclassable. Et avis aux esprits facétieux: abstenez-vous de lancer des plaisanteries sur son apparence, nous les connaissons déjà toutes.

 

Ce que nous voulons dire par inclassable, c'est qu'elle est en fait à cheval sur deux segments, celui des citadines et celui des familiales compactes. Et tout cela n'est pas qu'une question de dimensions extérieures. Car en fait, c'est le concept même de la Baleno, délibérément établi par nos ingénieurs, qui veut qu'en effet, elle est un peu des deux.

 

D'une part, elle est à peine plus longue que notre Swift. En revanche, son habitabilité intérieure, tant au niveau des places assises que du volume du coffre, n'a rien à envier à une "véritable" familiale compacte.

 

Par ailleurs, la Baleno est largement plus légère qu'une familiale compacte, et offre donc des performances similaires avec des moteurs plus économiques. On peut même dire que dans le domaine des compactes à moteur de moins de 1.6 litres, elle est l'exception qui confirme la règle, puisqu'elle est peut-être bien la seule qui n'affiche pas des consommations décevante dans la vraie vie.

 

Enfin, ceux d'entre vous qui ont eu la bonne idée d'essayer la Baleno le confirmeront: c'est une voiture alerte, agile, qui sait faire preuve de dynamisme et peut s'avérer très amusantes à conduire.

 

A y regarder de plus près, la Baleno réunit toutes les qualités d'une autre Suzuki. Agilité, légèreté, économie à l'usage, dynamisme, fun: on reconnait la Swift. Finalement, la Baleno est une Swift. Une Swift avec un grand coffre, une Swift pour toute la famille, pour toutes les missions, du School Run au départ en vacances, en passant par les courses au supermarché.

 

En gros, on peut dire que la Baleno en offre beaucoup plus qu'une citadine, pour pas grand-chose de plus en matière de dépense ou d'encombrement. Ou alors, on peut dire que la Baleno en offre au-moins autant qu'une familiale compacte, pour beaucoup moins.

 

Vue comme ça, ne trouvez-vous pas que la Suzuki Baleno prend une autre… dimension?

 

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Suzuki Celerio

 

Chaque pot a son couvercle

 

Tranquillement, sans faire de bruit, notre mini-citadine poursuit sa carrière avec une régularité de métronome. La Celerio, c'est la voiture qui nous fait voir le verre à moitié plein: quand on ne suit pas les modes, on n'est pas victimes de ses revirements.

 

La carrière commerciale de la Celerio n'est donc pas faite de pics et de creux. Elle est stable, et nous l'expliquons par le fait que ceux qui la choisissent ne le font pas forcément sur un coup de cœur, mais sur base d'arguments rationnels. Arguments qui sont toujours les mêmes: le prix, l'économie à l'usage et le sens pratique. Autant de cases que coche la Celerio.

 

Outre la clientèle sensible aux tendances et qui cède de plus en plus nombreuse au chant d'amour du SUV – ce dont nous nous garderons bien de nous plaindre – il y a une clientèle qui veut du concret. Cette clientèle, il ne faut pas la négliger, et c'est ce que fait la Celerio.

 

A un tarif d'attaque inférieur à 10.000€ (toutes remises déduites), la Suzuki Celerio offre en effet tout ce dont on a vraiment besoin, à commencer par un rapport encombrement/habitabilité que nous sommes tentés de qualifier d'imbattable. Vous en conviendrez, des voitures capables d'accueillir 254 litres de bagages et 5 adultes de grande taille, sans qu'aucun ne se sente coincé ni aux genoux, ni à la tête, tout cela sur 3,60 mètres de long, donc avec une indiscutable facilité d'usage en ville, il n'y en a pas beaucoup.

 

Si on ajoute à l'équation un brillant petit moteur 3 cylindres 1.0 litre, qui en donne bien plus que ses 68 ch le laissent espérer, la liste se raccourcit encore. Et si on complète le portrait en parlant des consommations réelles, comptant parmi les moins éloignées de celles annoncées par les anciennes normes NEDC, les concurrentes se font rares. Enfin, si on apporte la touche finale en abordant un comportement routier carrément insoupçonné, on peut se demander si la Celerio ne se retrouve pas seule sur la liste.

 

Trêve de fanfaronnade, nous savons que la Suzuki Celerio n'est pas une irrésistible séductrice. Pourtant, année après année, elle prouve que comme chaque pot a son couvercle, chaque voiture a une clientèle à qui elle parlera. Ou plutôt non… L'histoire de l'automobile est pleine d'échecs cuisants, de modèles qui n'ont jamais rencontré le public. Et nous sommes d'autant plus fier de notre modeste Celerio, qui ne tombe heureusement pas dans cette catégorie.

 

 

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